Une puissante technique aux rayons X trouve de nouveaux matériaux induisant la dégradation dans une épave britannique –


  • FrançaisFrançais


  • En 1545, le navire préféré du roi Henri VIII, le Marie Rose, a chaviré et a coulé dans la bataille du Solent en défendant l’Angleterre et Portsmouth d’une flotte d’invasion française. L’épave est restée sur le fond marin jusqu’en 1982, date à laquelle elle a été récupérée lors d’un événement télévisé largement diffusé. Maintenant, c’est une capsule temporelle pour 16e siècle la société Tudor et les conservateurs s’efforcent de la préserver pour les générations futures. Dans une recherche publiée dans la revue Question le 27 octobree, les scientifiques utilisent l’analyse aux rayons X pour identifier des produits auparavant non détectés dans le bois – des nanoparticules provenant de l’activité bactérienne sous-marine.

    « Il est remarquable que cette technique à l’ESRF nous permet non seulement d’imager et de localiser ces nanoparticules dans Marie Rose bois, mais aussi d’évaluer leur structure. C’est la première fois que des nanostructures de sulfure de zinc – les sous-produits bactériens – sont observées dans Marie Rose bois », explique l’auteur principal Serena Cussen, chef du Département de science et d’ingénierie des matériaux à l’Université de Sheffield, au Royaume-Uni.

    Comme Eleanor Schofield (@E_Schofield), co-auteur de cet ouvrage et directrice générale adjointe de la Marie Rose Trust explique : « Des siècles passés sous les fonds marins ont vu l’absorption d’espèces nocives de fer et de soufre par les Marie Rose coque, qui ont été produites par la dégradation d’accessoires et d’artefacts métalliques et de bactéries anaérobies réductrices de soufre, respectivement. »

    Pour compenser la dégradation du bois et la perte de matière, les restaurateurs ont imprégné les Marie Rose avec un polymère appelé polyéthylène glycol (PEG). Cela empêche le rétrécissement lors du séchage et donne au navire une stabilité mécanique afin qu’il puisse être exposé au public. Au stade final de la conservation active, le Marie Rose a été séché, et cette exposition à l’oxygène a conduit à la formation d’espèces acides qui peuvent endommager encore plus le bois.

    “Jusqu’à présent, il n’a pas été possible d’obtenir des informations structurelles quantitatives sur la nature de ces espèces potentiellement nuisibles résidant dans Marie Rose bois », explique Cussen. « C’est parce qu’il est vraiment difficile d’évaluer la gamme de matériaux présents dans les échantillons archéologiques, qui peuvent inclure des matériaux amorphes, nanostructurés et polycristallins. »

    Lors de la caractérisation d’artefacts culturels précieux comme le Marie Rose, il est important d’utiliser une méthode qui n’endommage pas le matériau. Cussen et ses collègues ont utilisé une technique à l’ESRF appelée tomodensitométrie à rayons X pour fournir des informations structurelles détaillées sur la large gamme de matériaux présents dans le Marie Rose coque sans détruire l’échantillon.

    Les chercheurs ont cartographié l’emplacement des composés dans le matériau en combinant la tomodensitométrie à rayons X avec l’analyse de la fonction de distribution de paires (ctPDF). L’utilisation conjointe de ces deux méthodes leur permet de déterminer la distance entre le PEG et les produits nanoparticulaires et donc d’évaluer où se trouvent les menaces potentielles dans le bois.

    “Ce que nos résultats ont fait, c’est alerter les conservateurs de ces gisements auparavant inconnus et élargir l’étude des matériaux induisant la dégradation. Connaître la structure de ces espèces potentiellement nocives nous permet également de concevoir des traitements ciblés pour leur élimination future”, explique Cussen. En collaboration avec le Marie Rose Trust, son équipe développe également une série de traitements à base de nanoparticules magnétiques pour cibler et éliminer ces dépôts nocifs dans les artefacts.

    Source de l’histoire :

    Matériel fourni par Presse cellulaire. Remarque : Le contenu peut être modifié pour le style et la longueur.

    N'oubliez pas de voter pour cet article !
    1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (No Ratings Yet)
    Loading...

    Houssen Moshinaly

    Rédacteur web depuis 2009 et webmestre depuis 2011.

    Je m'intéresse à tous les sujets comme la politique, la culture, la géopolitique, l'économie ou la technologie. Toute information permettant d'éclairer mon esprit et donc, le vôtre, dans un monde obscur et à la dérive.

    Je suis l'auteur de plusieurs livre

    Pour me contacter personnellement :

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.