Mini-bots, la voie de l’Italie vers sa Lire pour un Italexit

Les mini-bots sont des variantes des bons du trésor proposées par le gouvernement italien. C’est une monnaie parallèle qui ouvre la voie à la lire et l’italexit.


Les mini-bots sont des variantes des bons du trésor proposées par le gouvernement italien. C'est une monnaie parallèle qui ouvre la voie à la lire et l'italexit.

Les mini-bots sont soit une vraie menace pour la zone euro ou une pression du gouvernement italien sur la BCE. Depuis plusieurs mois, l’Italie et la Commission Européenne ont un bras de fer sur le budget. L’Italie veut augmenter son déficit tandis que la CE dit non. Le 30 mai 2019, tandis que la Commission Européenne menaçait l’Italie de Salvini d’une amende de plus de 3 milliards d’euros pour dépassement du déficit, Salvini a jeté une bombe en envisageant des mini-bots.

Qu’est-ce que les Mini-bots ?

Le BOT signifie Buoni Ordinari del Tesoro, indiquant simplement des bons du trésor. La valeur minimale pour un bon du trésor standard est de 1000 euros en Italie. Le mini-bots indique donc un bon du trésor d’une valeur encore plus inférieure, de 100 euros. Ce qu’il faut comprendre est que dans la zone euro, il est illégal d’avoir une monnaie autre que l’euro.

Les mini-bots sont des variantes des bons du trésor proposées par le gouvernement italien. C'est une monnaie parallèle qui ouvre la voie à la lire et l'italexit.

C’est pour ça par exemple que quand la Lettonie a voulu proposer sa propre cryptomonnaie, Mario Draghi est arrivé comme une furie en disant que c’était totalement impossible dans la zone euro. Draghi, à propos des mini-bots a considéré que soit, c’est une monnaie et donc, c’est totalement illégal. Soit, c’est une dette et donc, le déficit italien ne ferait que se creuser.

Une voie parallèle de sortie

Mais les italiens, qui ne sont pas nés de la dernière pluie, ont réfléchis à une troisième voie. Les mini-bots ne sont pas une monnaie parallèle à part entière, mais partielle. Le gouvernement peut les utiliser pour payer sa dette aux entreprises et aux individus. Mais l’inverse est également vrai. Vous pourriez utiliser les mini-bots pour payer vos impots en Italie. Cela ne violerait pas la sanctification de l’euro dans la zone, mais en revanche, cela créerait un tunnel pour les italiens pour voir le ciel radieux qui existe hors de la zone euro.

Salvini et ses compères ne peuvent pas proposer un pouvoir de délivrance aux mini-bots. Mais ils espèrent que si on peut utiliser pour payer les impots, alors les italiens vont commencer à les échanger entre eux. Le résultat est de créer un marché parallèle de mini-bots. Le principal objectif est d’habituer les italiens à utiliser une autre monnaie que l’euro. Cela ouvrira ensuite la voie à la lire italienne si d’aventure, l’Italie se cassait de l’Europe comme l’Angleterre.

Target2 sur les épaules français

Le déficit de Target2 de l’Italie envers l’Allemagne est monstrueux. Target2 est encore très débattu. Certains disent que c’est une dette tandis que d’autres disent que c’est juste ce que doit une banque centrale (Italie) à une autre (Allemagne). Mais Draghi avait clarifié en disant que si un pays doit sortir de la zone euro, alors Target2 devra être remboursé le jour de sa sortie.

Le déficit Target2 de l’Italie atteint la bagatelle de 466 milliards de dollars. Et ce sont les autres pays qui devront la payer si on considère que c’est une dette. La France devrait supporter 100 milliards puisqu’elle est l’une des fondatrices de la BCE.

De l’esbroufe ?

L’Italie montre les dents, mais est-ce qu’elle est prête à mordre la BCE. A plusieurs reprises, Salvini s’est couché devant la CE. Mais le simple fait d’envisager les mini-bots est une piste que l’Italie en a ras la casquette et qu’elle veut se casser d’une manière ou d’une autre.

Et surtout, elle envoie le message qu’elle est prête à le faire. Mais ce sont les actes qui déterminent l’aspect couillu d’un pays sinon on se retrouvera avec de l’esbroufe tsiprasienne. En France, on a l’UPR qui prône aussi un Frexit, une sortie de la zone euro et de l’OTAN. L’UPR a beaucoup de problèmes pour arriver à quoi que ce soit. Mais pour l’avenir de la zone euro, il faudra surveiller ce qui se passe en Italie et également en Angleterre.

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