Les amants de Venise de Charles Maurras


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  • Les amants de Venise de Charles Maurras sont un exemple brillant de la critique littéraire de Charles Maurras tout en montrant sa diversité géniale dans tous les domaines.


    Je suis toujours dans les oeuvres de Charles Maurras et au cours de mes lectures, je suis tombé sur les amants de Venise. Pour quelqu’un qui connait Maurras pour ses idées politiques, j’ai été surpris par ce type de style. Mais on voit le maitre à l’oeuvre et au fait qu’il soit à l’aise pour écrire de la poésie, se déchainer contre la république ou écrire l’histoire tumultueuse de George Sand et Alfred de Musset dans les amants de Venise.

    C’est une histoire intéressante, entre une femme, George Sand, que Maurras décrit comme provinciale, forte, âgée et géniale dans ses correspondances et Musset, un jeune chétif, poète d’un talent divin et qui vit dans la douleur et la souffrance de l’amour. Deux êtres qui vont se déchirer, s’aimer follement et se séparer d’une manière à la fois tragique et terrible.

    A Venise, le coupe était allé pour profiter du romantisme de la ville, mais dès leur arrivée, Sand tombe malade et s’alite pendant des jours. Musset, plutôt que de lui rester fidèle, court les jupons dans tous les canaux de Venise. Quand Sand se remet, c’est au tour de Musset de tomber malade et pas qu’un peu. Sand tente de rester fidèle contrairement à Musset, mais elle va être tenté par un médecin italien du nom de Pietro Pagello.

    Tout le drame se joue sur le fait que Musset est alité pendant que Sand s’envoie en l’air avec Pagello, littéralement dans la même chambre, séparé simplement par un paravent. Dans son délire, Musset ne voit quasiment rien, mais soupçonne beaucoup de choses. Et toute la trame va se jouer autour de cette torture subie par le jeune homme qui le conduira à la folie et à la dépression. Maurras tente de ne pas prendre parti, mais il voit Sand comme une monstre qui non seulement de trahir son amant sous son nez, va faire en sorte de cultiver sa folie, juste pour ne pas montrer sa culpabilité.

    On pourrait croire que les amants de Venise sont une histoire à l’eau de rose et c’est vrai en partie, mais sous la plume de Maurras, cela devient une véritable confrontation entre deux mondes, Musset comme le monarchiste et Sand comme la républicaine et socialiste. Musset, l’enfant chétif et Sand, la femme forte qui “n’aime pas que le caractère d’une femme soit plus fort que celui de son homme”.

    La critique littéraire de Mauras sur la liaison de Sand et de Musset est une beauté, une fulgurance géniale, montrant toutes les facettes du maitre.

     

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