Facebook révèle les identités de propagateur de haine à l’Etat français

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  • Dans une première mondiale, Facebook vient de révéler l’identité de plusieurs personnes accusées de discours de haine à l’Etat français. Une mesure qui a ses pour et ses contre.


    Dans une première mondiale, Facebook vient de révéler l'identité de plusieurs personnes accusées de discours de haine à l'Etat français. Une mesure qui a ses pour et ses contre.

    Cela n’était jamais arrivé, mais la France vient d’inaugurer une nouvelle forme de coopération avec Facebook. Cédric O, le Secrétaire d’Etat pour le numérique, a annoncé que Facebook avait révélé l’identité de personnes accusées de discours de haine sur le réseau social. Jusqu’à alors, seuls les terroristes et leurs complices étaient concernés par ce type de révélation de la part de Facebook.

    Le discours de haine assimilé au terrorisme

    Désormais, le discours de haine est assimilé au terrorisme et il sera assimilé tel quel. Cédric O est beaucoup plus strict que ses prédécesseurs et la lutte contre le discours de haine est devenue une priorité pour lui. Facebook a fait une exception à des règles de divulgation, uniquement pour la France.

    Dans de nombreux pays comme la Scandinavie et les Etats-Unis, le discours de haine est associé à la liberté d’expression. C’est lorsqu’un tel discours provoque des actes violents physiques que ces pays envisageaient de poursuivre les auteurs. Et même dans la poursuite, les GAFAMs supprimaient les messages haineux ou suspendaient simplement les comptes.

    Facebook, main dans la main, avec les autorités françaises

    C’est la première fois que Facebook a révélé l’identité de ce type de discours, directement à un Etat. C’est le résultat de la rencontre entre Zuckerberg et Macron il y a quelques mois. Et on peut penser que c’est un ballon d’essai pour prendre la température et de voir comment l’opinion publique réagit. Cette dernière est plutôt favorable à un meilleur contrôle sur le web.

    Les détracteurs de ce type de mesure estiment que seule davantage de liberté peut vaincre le discours de haine, racisme et autres vicissitudes de la nature humaine. Cependant, on constate que cette maxime, chantée à tue-tête, par les chantres du laisser-aller, ne fonctionne pas.

    La peur d’une amende carabinée plutôt que la lutte contre la haine

    Les discours s’extrémisent de plus en plus et la moindre version gouvernementale est contrecarrée par des complots qui feraient rigoler des hommes de cro-magnon. Un peu de civilité et de responsabilité juridique fera taire les plus atteints par la haine et la démagogie.

    Facebook craint également de subir la même sentence que Google. Ce dernier a déjà écopé d’un total de 4 milliards de dollars d’amende pour ses positions dominantes et ses pratiques abusives. Le Parlement français avait envisagé de frapper d’une amende de 4 % de leurs chiffres d’affaire, les entreprises Tech qui ne supprimaient pas les discours de haine trop rapidement. L’avidité de Facebook a été supérieure. Car le Parlement parlait de suppression et non de sanctions pénales.

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