Est-ce que Drumont a perdu ?


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  • Quand Drumont meurt le 5 février 1917, Bernanos qui sera l’un de ses grands défenseurs posthume, dira que le génie de la France juive a perdu. Drumont lui-même le disait quand il publie son ouvrage le plus célèbre en deux volumes, soit ce sera un testament, soit la renaissance de la France. Mais le lobby juif, la question juive, l’affaire Dreyfus qui détruira le mouvement antisémite et toute la France, aura raison de ces guerriers de l’ancienne France qui ne voulait pas d’Etranger avec un E majuscule dans leur pays. Evidemment, pour les ânes bâtés, il faut commencer par expliquer que cet antisémitisme est antérieur au national socialisme, un antisémitisme qui glorifie cet adage parfois caricaturé de la France aux français. Si Drumont était vivant aujourd’hui, il serait tout aussi féroce et impitoyable contre les musulmans, les africains, les européens de l’est et tout le bestiaire de la diversité qui peuple la France et le dépeuple de ses autochtones.

    J’ai découvert Drumont en lisant Bernanos et son dense Grande peur des bienpensants. Et même si je ne suis pas un aficionado de Drumont, j’ai pris le temps de lire La France Juive parce que de la même façon qu’avec Céline et son Bagatelle pour un massacre, je voulais me faire une idée par moi-même. Même si les deux accusent la même communauté de tous les maux, c’est comme comparer un Paris Brest et un tas d’excrément. Céline est infect, il l’a toujours été et Bagatelle nous montre simplement le vrai personnage qu’il a toujours été. Lâche et venimeux par sa verve. L’ouvrage de Drumont s’attaque surtout aux puissances de l’argent et on peut penser que s’il l’avait intitulé la France oligarchique, il aurait pu entrer à l’Académie française, mais il aurait été aussi un inconnu comme ces énièmes scribouillards qui prétendent pondre deux ou trois mots en espérant faire preuve d’éjaculation intelligente.

    La France Juive a survécu 2 ans au maximum avant d’être attaqué de tous les cotés. Le nombre de procès et de duels que Drumont a dû mener, dire que Clemenceau l’a raté trois fois et c’est en lisant Bernanos qu’on se rend compte que Clemenceau ne méritait surement pas le piédestal que l’histoire lui a dressé. La Grande peur des bienpensants est un livre enchevêtré, compliqué comme le dirait les critiques littéraires d’aujourd’hui, qui pullulent comme des termites sur des papiers zombifiés par les pièces sonnantes et trébuchantes de l’Etat. Il parle de cette période cauchemardesque de la France après la défaite de 1870, l’espèce de lâcheté générale, la prostitution de tout le spectre politique, du tapinage à gogo et c’est pour ça que Bernanos reste mon auteur préféré dans mon quatuor de tête avec Maurras, Péguy ou Barrès, c’est que même en lisant l’affaire du Panama, l’affaire Dreyfus, les luttes intestines de Clemenceau, Bernanos nous fait comprendre que ce sont les mêmes limaces hideuses qui gouvernent la France aujourd’hui. La même lâcheté, la même putréfaction, la même adoration de l’étranger qu’il soit juif, autrichien ou allemand. Les mêmes suceurs xénocrates, adorant leur fellation et rêvant de détruire cette ancienne France et ce peuple une bonne fois pour toute.

    Le sémitisme a donc gagné, semble-t-il, au regard de l’histoire. Le décret Crémieux, conchié par Bernanos et tous les penseurs de la France patriotique, nous a pondu un sac d’excréments comme Zemmour qui, non content, de pourlécher l’oligarchie européiste, s’esclaffe à l’idée de détruire définitivement les prolos en France. Certains de ses ancêtres ont chanté dans la rue, la défaite de Sedan, il se glorifie en voulant siéger dans des assemblées qui signent et préparent la mort de la France depuis 2000 ans. Donc, Drumont, son mouvement, ses camarades, un Jules Guérin qui pourra comme un assiégé dans son journal, transformé en forteresse, ses dernières paroles étant : Ceux qui vont mourir pour l’ancienne France vous saluent ! Un Marquis de Morès, grand compagnon de Drumont, qui mourra dans une embuscade dans le désert de l’Afrique. Ils ont eu tort ?

    Et la réponse est non, l’idée de Drumont qu’un jour, la question juive se posera et continuera d’être posé et au delà de ça, la question de l’Etranger lancine toujours, hante toujours l’imagination populaire. Chaque soubresaut,chaque révolte populaire, amène cette question que tout le monde veut éviter de poser. L’omniprésence, la majorité écrasante des Étrangers dans les hautes sphères de la France alors qu’ils ne sont qu’une infime minorité dans l’écrasante majorité de la population. C’est les derniers à travailler durement et réellement, c’est les derniers à vouloir donner leur sang pour la patrie, c’est les derniers à défendre les valeurs de l’ancienne France, mais c’est les premiers à se comporter comme des rois illégitimes, batardes, en un mot, des tyrans sanguinaires.

    Houssen Moshinaly

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