Chez les Gafams, les artistes mendient et les chats deviennent riches

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  • Une thématique que j’avais abordé il y a quelques années, commence à être reprise, même par les médias corrompus. La mendicité 2.0 sur le web.


    Quand j’ai parlé de Tipeee, de Patreon et toutes ces plateformes en 2017, je ne pensais pas que cet article allait se vérifier à chaque jour qui passe. Des crétins avaient dit que je ne comprenais rien et que “c’était cool de recevoir des dons pour ses créations”. Mais quand vous avez The Guardian, média gauchiste et lisse par excellence, nous dit que les vidéos de chat rapportent des millions alors que les artistes mendient de plus en plus, alors on est en droit de se poser des questions.

    Que ce soit chez Spotify ou Youtube, vous avez des fonctions qui permettent de faire des dons ponctuels. Le problème est que pendant que Spotify propose aux artistes de mettre leur gamelle devant les consommateurs pour quelques sous, son CEO pesait 3,3 milliards de dollars. Evidemment, des célébrités comme Taylor Swift ou Paul McCartney n’auront jamais besoin de ces dons, mais il en va autrement pour les artistes indépendants.

    Déjà que la fausse crise du covid-19 les a ruiné puisque les concerts et tous les spectacles ont été fermés pendant 1 an et demi, ils se sont mis mendier pourboire sur pourboire. Tandis que Spotify faisait pourlécher les babines de ses actionnaires avec un chiffre d’affaire de 7 milliards de dollars, ses artistes qui produisent tout le contenu pour la plateforme ne représentent rien.

    Et cette mendicité 2.0, qui est une ubérisation massive de la société, touche tous les GAFAMs. Youtube a lancé un machin appelé Applause pour mettre à “ses créateurs de recevoir des dons ponctuels en plus de la monétisation”. Et cette mendicité tous azimuts tous les secteurs, les médias en particulier.

    The Guardian se lamente que des enquêtes approfondies ne rapportent plus un centime tandis que des articles pute à clic, ramassis de merde sur la route des entreléchages de la vicissitude humaine, génère des millions. Un reporter, qui a passé 6 mois à enquêter et un Youtubeur à la mords-moi le nœud qui fait un micro-trottoir sur les putes, va générer autant d’argent.

    Mais ce sont ces médias et ce système qui ont créé cette ubérisation. Ils ont constamment affaibli les gouvernements en place en donnant une force conséquence aux GAFAMs. Les artistes comme McCartney demandent au gouvernement britannique de réagir, mais c’est trop tard, on ne peut plus rien faire. Les Etats-Unis pourraient utiliser leur redoutable machette anti-trust sur les GAFAMs pour les dépecer, mais pourquoi le feraient-ils.

    Cela contribue à leur domination planétaire de la même manière que le dollar ou leur armée. Et la prédation possède aussi ses effets pervers. Les créateurs, qui font le plus de contenus putassiers, sont désormais payés à prix d’or par les médias. Snapchat donne des milliers de dollars à une femme au Mexique qui fait frire une dinde dans une tentative pathétique de concurrencer Tik Tok. Pendant ce temps, 1800 journaux ont fermés aux Etats-Unis depuis 2004.

    Le monde sera formaté selon l’immédiateté du contenu, l’information disparaitra, tout ne sera que cul, argent et pouvoir et on sera vraiment dans le monde d’idiocratie dont on nous fait peur depuis des années. Minables que sont les gouvernements, car ils ont eux-même créé cette idiocratie, en devenant des putes médiatiques, pour se prosterner devant les veaux d’or des multinationales.

    Mon conseil aux artistes est celui que Sénèque donne à ceux qui veulent continuer à vivre en recevant des miettes dans un fossé, partez définitivement de ce monde. Le suicide est plus que séduisant par les temps qui courent.

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