Sur le narcissisme des enfermés

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  • Voilà donc, ces gens qui suivent les règles, à la queue leu leu. Enfermés ou non. Se rémémorant leur liberté d’expression du passé. En étant noyé par un flot constant d’immondices, déversés par les hyènes, ils se rappellent de leur habitude d’autrefois. Mais la vénération de Narcisse sépare une décennie et ils se racontent leurs vies d’enfermés. Ce qu’ils ont mangé, ce qu’ils ont chié, mesurant chaque minute du temps qui passe.

    Ils sont à la fois rigolos dans leur stupidité, mais aussi tellement minable dans leur vie. La solitude qui a permis l’éveil des grands philosophes, leur fait peur comme des insectes, englués trop longtemps dans les parois de leur caverne misérable, qui sont aveuglés par la lumière de la contemplation et à la seule vérité en ce monde, la confrontation avec ses pensées. Alors ils crient aux uns et aux autres, racontent leur journée, remplissant les oreilles des autres avec leurs propres journées, vide comme la pierre et remplie de pensées inutiles et mortes.

    Voilà qu’on m’insupporte avec des vies esseulées alors que mes yeux saignaient déjà devant des formes embellies des donzelles qui montraient leurs fesses au reste du monde. Une fesse pour un quignon de pain, le prix de la chair ayant baissé dans les années folles où chacun se montre aussi moderne que l’autre crétin en face. Si je n’ai même pas à foutre de mon propre enfermement, au milieu des idiots utiles, croyez-vous donc, que j’en ai quelque chose à faire du vôtre.

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