L’Inde rejoint l’alliance mondiale idiote appelant à des portes dérobées d’encyption

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  • À la fin de la semaine dernière, l’Inde a signé une lettre avec le Japon et Five Eyes Alliance (États-Unis, Royaume-Uni, Australie, Nouvelle-Zélande et Canada) demandant aux entreprises technologiques de créer des portes dérobées dans leurs systèmes cryptés de bout en bout pour permettre aux forces de l’ordre et à d’autres autorités d’espionner les communications.

    La lettre dit que les entreprises devraient fournir un accès légal au système et elles devraient également créer des mécanismes qui peuvent permettre aux autorités de voir le contenu «dans un format lisible et utilisable où l’autorisation est légalement délivrée».

    Avec cette décision, ces pays font valoir le même vieil argument sur le cryptage. Ils disent que le cryptage de bout en bout empêche les entreprises de surveiller qui enfreint leurs conditions de service et les directives de la communauté, y compris des incidents tels que l’exploitation et les abus sexuels d’enfants et la propagande terroriste. De plus, cela entrave les efforts des forces de l’ordre pour arrêter les activités.

    C’est étrange que tandis que d’autres pays ont un signataire désigné du gouvernement nommé dans la lettre, ni l’Inde ni le Japon n’ont mentionné d’autorité.

    Cependant, l’appel de l’Inde pour des portes dérobées de cryptage n’est pas entièrement surprenant. Dans le passé, ils ont exercé des pressions sur les WhatsApp pour ouvrir son cryptage après que des messages mal informatifs sur l’application de chat aient conduit à plusieurs lynchages dans le pays.

    Prasanth Sugathan, le directeur juridique de Centre de droit de la liberté logicielle (SFLC), une organisation de défense des droits numériques basée à New Delhi, a déclaré que l’absence d’un projet de loi sur la protection des données en Inde peut mettre le pouvoir d’une surveillance non réglementée entre les mains du gouvernement:

    Inde n’a actuellement pas de contrôle judiciaire sur la surveillance et le projet de loi sur la protection des données personnelles aborder la question de la surveillance de l’État. Cette proposition pose problème car elle donne des pouvoirs excessifs aux services répressifs de ces pays. Ils peuvent désormais accéder facilement aux informations sur les utilisateurs qui comptent sur Signal et WhatsApp pour communiquer sur des sujets sensibles.

    Hormis la lettre, il n’y a eu aucune déclaration du gouvernement indien jusqu’à présent. Il est donc difficile de savoir exactement ce que le pays envisage de faire après avoir montré son intention d’approuver les portes dérobées.

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