La jungle des articles sponsorisés

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  • Les articles sponsorisés rajoutent de la margarine dans les épinards à l’occasion, mais à cause des règles stupides de Google, c’est devenu un secteur entièrement faisandé et pourri.


    Les articles sponsorisés, tout blogueur qui reçoit une proposition “sérieuse”, a toujours un sourire aux lèvres. Il pourra tremper ses biscottes dans du lait plutôt que dans de l’eau, vu l’état de plus en plus précaire des blogueurs et des webmestres grâce aux superbes évolutions du web, des GAFAMs qui ne laissent aucune place et à des réseaux sociaux qui cannibalisent tout, sans offrir le moindre retour sur investissement. Mais passons…

    Tous les blogueurs vous le diront, seule 1 proposition d’article sponsorisé sur 20 va déboucher sur quelque chose de sérieux et même là, on n’est pas à l’abri d’un mauvais payeur. Avant que Google décapite le secteur, les articles sponsorisés bénéficiaient de plateformes légitimes avec une bonne tracabilité des blogueurs et des clients. Mais au fil des années, ce connard de Google a décidé que mettre de la publicité sur son blog était haram tandis que lui gagne 150 milliards de dollars avec de la publicité… Non, ne cherchez pas à comprendre, ce n’est pas la peine.

    Google n’interdit pas les articles sponsorisés, mais il exige des règles tellement strictes comme mettre la mention “Pub” et que les liens soient en no follow que soit personne ne les respecte, soit on a de moins en moins de clients. Parce qu’à la base, l’article sponsorisé sert à promouvoir le lien du client, mais selon Google, c’est Haram.

    Et quand il y a des plateformes légitimes, alors Google arrive et décapite le site. Comme chez les intégristes musulmans, en même temps, vu le nombre de barbus qui travaille chez Google… Mais passons.

    Cependant, toute l’histoire de l’humanité est claire sur une chose, quand vous interdisez quelque chose, alors elle ne disparait pas par la volonté du Saint Esprit. Elle devient clandestine avec des réseaux illégaux qui se mettent en place. Et donc, dans les articles sponsorisés, on se retrouve face à des mecs et des pétasses qui nous font le coup du mec dans une gare, en ouvrant son blouson rempli de montres de luxe à refourger.

    On s’est donc trouvé avec un secteur totalement éclaté où chacun fait les choses dans son coin. Mais surtout, cela a favorisé l’arrivée des crapulo-mafio-débilus, les “Farmers“. Les farmers ne sont ni plus, ni moins que des spammeurs. Ce sont des gens qui n’ont pas de clients et encore moins de sites. Ils vont démarcher les uns et les autres pour se faire du beurre comme un intermédiaire.

    Le démarcheur qui faisait des kilomètres à pied dans les magasins pour acheter ou vendre de la merde, on la retrouve en version 2.0, elle est belle l’avancée technologique. Les farmers des articles sponsorisés sont monopolisés par les métèques alias les indiens. Leur mail est un copié-collé, 154 650 fois et on les détecte assez rapidement. Si à la fin, ils vous disent qu’ils peuvent payer par Paypal ou Payoneer, alors c’est un farmer. Ne lui répondez pas, ce n’est pas la peine, c’est un moins que rien comme ceux de sa caste.

    Même si vous arrivez à conclure un deal, il reste aussi le paiement. Moi, le principal obstacle est que je ne peux pas utiliser Paypal, c’est juste impossible. Je l’ai écrit en gros et en rouge sur la page dédiée et je le dis à chacun de mes réponses à la demande de sponso. Et devinez ce qui se passe ? A chaque putain de fois, ces débiles, une fois l’article publié, vous dise :”Envoyez votre adresse Paypal pour le paiement”.

    Le souci est qu’on a affaire à des débiles dont la mère devait être trisomique et le père qui est le chainon manquant des hominidés. Comme ce sont des spammeurs, ils ne lisent pas les réponses de mail, ils voient juste à la vitesse de l’éclair qu’ils ont une touche et ils tentent de vous refiler de la merde sponso aussi vite que possible. Mais le truc est qu’à la fin, c’est le blogueur qui a le fin mot de l’histoire. Si je ne suis pas payé, l’article est supprimé, si on m’emmerde, l’article est supprimé, si le paiement traine, l’article est supprimé.

    En fait, c’est le seul levier qu’on possède sur ces batards. Parce que quand vous publiez l’article, sachez que l’intermédiaire a déjà été payé par le client et souvent, il a déjà dépensé son argent dans les putes. Ce qui fait que si vous supprimez l’article, il est dans la merde. Même si parfois, il arrive à s’en sortir à abandonnant le client et le blogueur, en créant une autre adresse mail et repartir de zéro.

    Dans les articles sponsorisés, cette merde représente 90 % du temps et le gachis de temps et d’efforts est terrible parce qu’on passe notre temps à se battre contre les spammeurs, à des débiles qui ne parlent ni anglais, ni français et à essayer de leur faire comprendre à coup de burin que NON, QUAND JE DIS QUE JE N’ACCEPTE PAS PAYPAL, C’EST QUE JE N’ACCEPTE PAS PAYPAL !

    Le prix est aussi une descente aux enfers. Autrefois, on avait des prix intéressants autour de 1000 balles par article, ensuite, c’est passé à 500 et aujourd’hui, on est autour de 150 à 200 et en insistant réellement. Evidemment, ces prix sont ceux des petits blogs comme le mien autour de 500 visites par jour. Evidemment, il faut aussi regarder le Domain Authority et le Trust Flow, si vous ne savez pas ce que c’est, alors cherchez… Ces prix misérables s’expliquent aussi par la clandestinité. Comme il n’y a plus que des intermédiaires/spammeurs, alors c’est eux qui empochent le maximum.

    Un jour, un débilus maximus me contacte. On s’entend sur des articles sponsorisés sur des applications mobiles (encore une bonne merde, ces trucs). On s’entend sur deux articles à 150 dollars. Je le fais et vient le même moment de merde de payer et il avait oublié de lire que je n’acceptais pas Paypal. Il était dans la merde et finalement, il disparu sans laisser de trace. Quelques mois plus tard, je reçois un message du vrai client de ces articles, à force de jouer les Sherlocks Holmes, il avait fini par trouver mon blog où était censé être publié les deux articles.

    Moi, ressentant encore l’arnaque de la dernière fois, répond aussi sèchement qu’un témoin de Jéhovah dans sa communion avec Jésus et qui dérangé par un athée, lui criant à l’oreille. Le client semble de bonne fois et on discute. J’apprend que l’autre fils de pute, l’intermédiaire et habituellement, nettoyeur de chiottes à Calcutta, lui avait demandé 750 dollars par article. Comme je suis bon prince des cons, on s’entend pour 200 dollars et les articles ont été publié.

    Aussi qu’il m’avait contacté par Whatsapp et aujourd’hui, avec l’avènement des messageries, le mail est clairement trop lent et obsolète. Surtout que le mail permet de cacher tous les arnaqueurs du monde. Tandis qu’avec une messagerie, tu peux rapidement savoir et passer à autre chose. Donc, si vous lisez des articles mirobolants, vous disant que tel blogueur gagne 3000 dollars par mois avec les articles sponsorisés, c’est juste un pauvre mec ou une femelle névrosée qui rêve à voix haute de ce qu’il voudrait gagner et non ce qu’il gagne réellement.

    Même si vous trouvez un bon contact dans une vraie agence avec de vrais clients, ne vous attendez pas à des miracles en terme de qualité. Il y a trois secteurs qui demandent des liens, les jeux d’argent, le porn et le cannabis. En gros, du cul, du fric et de la drogue. Quand je vous disais que le web 2.0, c’est l’innovation. Evidemment, si tu parles de Hegel et Clouscard sur ton blog, t’es bien baisé pour intégrer un de ces liens.

    Ca arrive qu’il y ait des liens corrects, mais aussi c’est aussi rare qu’une particule d’intelligence chez les vaccinés. Mais passons… Et ce secteur des articles sponsorisés a une réputation de merde, un fonctionnement de merde, des merdeux patentés parce qu’un jour, Google a voulu le décapiter pour imposer sa propre publicité.

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