Avis sur 5euros.com, entre “pas mal” et “meh”


  • FrançaisFrançais

  • 5euros.com est l’équivalent français de Fiverr. Il a des atouts, mais reste très limité à son grand frère sans oublier qu’il faut payer pour réussir sur la plateforme.


    5euros.com est l'équivalent français de Fiverr. Il a des atouts, mais reste très limité à son grand frère sans oublier qu'il faut payer pour réussir sur la plateforme.

    5euros.com est l’équivalent français de Fiverr, une plateforme de micro-services qui met en relation des vendeurs et des acheteurs. Quand j’ai commencé ma “carrière” de rédacteur web en 2009, je m’étais inscrit sur Fiverr et j’avais entendu parler de l’équivalent français. 5euros débarque en 2013 et les débuts ont été poussifs. Et 13 ans plus tard, je suis redevenu chomeur, sans doute un passage obligé par l’équation Money, Cash et Fortune… Et j’ai décidé de me relancer sur ces sites de micro-services.

    A la base, j’ai réactivé mon Fiverr pour mes articles sponsorisés. Comme je ne peux pas accepter de paiements par Paypal, je propose des sponsos via Fiverr, moins chers, pour inciter ces débiles chers clients à comprendre que Paypal n’est pas le centre du monde, mais je m’égare. Mais j’ai aussi réactivé mes services de rédaction web, car dans la crise qui est sur nous, chaque centime va compter. Et honnêtement, allant sur mes 40 ans, je n’ai pas trop envie de recommencer le parcours négrier du freelancing, mais la vie est remplie de tartines de merde.

    Après avoir réactivé Fiverr et vu les commissions démentielles dessus, 20 %, je décide de tester 5euros.com. Car l’un des gros problèmes de Fiverr est qu’on ne peut pas proposer des services en français. Même s’il m’arrive d’être contacté par des français sur cette plateforme, c’est quand même énervant de ne pas proposer des services en natif.

    Pour avoir un profil vendeur sur 5euros, il vous faudra prouver votre identité en envoyant une CIN ou un passeport. Même si j’habite à l’autre bout du monde, j’ai été validé. Ensuite, la première chose que je vérifie sur 5euros est le mode de paiement, car le nombre de plateformes qui proposent uniquement Paypal est ahurissant.

    Et là, je suis douché, car 5euros propose de payer par HyperWallet, un service de paiement dédié au freelancing. C’est la première fois que j’en entend parler et l’entreprise appartient à Paypal (décidément). Mais grosso modo, 5euros vous permet d’utiliser HyperWallet pour transférer l’argent sur de nombreux pays à travers le monde. Le souci est qu’on ne peut pas tester le paiement tant qu’on n’a pas un solde. Qu’est-ce qui se passe si je fais des ventes et que mon pays n’est pas supporté par HyperWallet, je me fais enculer et danser la lambada ensuite ?

    Sur Fiverr, les modes de paiement sont Paypal, le compte bancaire et Payoneer. C’est bizarre que 5euros n’ait pas choisi Payoneer qui est bien plus connu et plus efficace. Les délais de paiement sur Fiverr sont incroyablement longs, car après une commande, il faut atteindre 14 jours pour toucher le pognon. Mais ensuite avec Payoneer, le virement est quasi instantané. Sur 5 euros, il faut de 3 à 5 jours pour déclencher le paiement et ensuite, 5 jours de plus pour qu’HyperWallet transfert l’argent sur votre compte. 10 jours en moyenne, c’est long. C’est terrible qu’on demande au freelance de tout sacrifier en termes de prix et de rapidité, mais pour le payer, on le fait poireauter pendant une plombe.

    Donc, je crée mon service sur 5euros et c’est là que je me rend compte que si vous n’achetez pas les abonnements, alors vous êtes le candidat gros, moche et handicapé dans un concours de Miss Univers. 5euros qui s’appelle maintenant ComeUp (on leur a dit que c’est une référence porn ?) vous propose une formule gratuite, un abonnement à 8,99 euros par mois et un autre à 34,99 euros par mois. Et le problème est que de nombreux aspects de 5euros sont un PaytoWin. Ainsi, si vous êtes un abonné, alors votre service sera promu davantage sur la recherche. Pire encore, l’éditeur enrichi avec Markdown n’est dispo que pour les utilisateurs payants.

    Si vous faites des centaines d’euros de CA par mois, ce n’est pas un problème. Mais avec 13 ans de bouteille dans le freelancing, je sais que la régularité n’est pas la norme. Vous pouvez avoir des mois avec 25 clients et être dans un désert absolu pendant les 6 mois suivants. De plus, même la commission est conditionnée selon que vous payez ou non.

    En mode gratuit, vous êtes ponctionné de 20 % + les commissions sur les paiements et en mode payant, vous passez à un euro. J’ai pris l’exemple de la rédaction web et les profils mis en avant sur 5euros.com sont des agences de rédaction web ou vous pouvez avoir une dizaines de rédacteurs. Pour eux, c’est rien de payer 8 ou 34 euros par mois, mais les mecs individuels sont baisés. C’est compliqué de réussir quand vos concurrents commencent à 30 mètres de la ligne d’arrivée sur une course de 100 mètres…alors que vous, vous vous demandez si vos chaussures déchirées vont tenir toute la course.

    Ensuite, la création du service proprement dit, 5euros impose une modération où vous aurez des gens qui vont déterminer s’il est bien écrit ou non. Mon service de rédaction web, j’ai dû l’écrire 3 fois pour être accepté. Et au bout de 3 refus, le service est supprimé. En plus, il n’y a aucune indication sur les erreurs que vous avez commise, donc c’est la méthode Google qui suspend votre compte sans vous en donner la raison. J’ai dû m’inspirer de services existants pour que ça passe. Honnêtement, même si ça casse les couilles, je trouve que la modération est une bonne idée, car quand je vois comment sont écrits les annonces sur Fiverr, tu te dis que l’analphabétisme est un fléau des temps modernes.

    L’interface de 5euros est bien faite, ce n’est pas un fouillis absolu comme sur Fiverr, mais ce dernier a beaucoup plus d’option. En effet, on peut mettre directement les prix qu’on veut. Et là encore, la formule PaytoWin de 5euros est catastrophique. Car on ne peut pas tarifer de manière granulaire. C’est par pallier de 5 euros et cela inclut les options complémentaires. Car oui, l’une des raisons pour laquelle 5euros est devenu ComeUp est qu’il y a très peu de services à 5 euros. On vous appâte avec 5 euros, mais vous avez des options supplémentaires qui coutent des dizaines, voir des centaines d’euros.

    5euros ne vous oblige pas à mettre votre service de base à 5 euros. En mode gratos, vous avez des palliers allant de 5 à 100 euros que vous pouvez augmenter par des options complémentaires. La formule de 8 euros vous permet d’aller jusqu’à 250 euros tandis que celle à 34 euros vous permet de fixer un prix de base jusqu’à 1000 euros.

    Le mot de la fin est que 5euros part d’une bonne idée. Faire quelque chose de différent par rapport aux autres plateformes de micro-services. La modération est chiante, mais je la trouve cool pour qu’on ne bâcle pas ses prestations, l’interface du site est vraiment bien faite. En revanche, l’emphase sur le mode PaytoWin pénalise énormément les débutants et ceux qui travaillent en solo et qui n’ont pas forcément de payer 10 balles par mois. Le mode de paiement m’a aussi laissé dubitatif, mais c’est un service 100 % français qui a le mérite d’exister depuis pas mal d’années.

    Inscrivez-vous si vous avez des truc à vendre, mais faites attention aux pièges. Lisez énormément les FAQ et le centre d’aide pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

    N'oubliez pas de voter pour cet article !
    1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (No Ratings Yet)
    Loading...

    La Rédaction

    L'équipe rédactionnnelle du site

    Pour contacter personnellement le taulier :

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *