Accueil Forums Ecriture automatique Sur le sacrifice et le décarcassage de soi

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    Houssen Moshinaly
    Admin bbPress

    Le sacrifice, toujours un mot fréquent dans notre société. Tu te sacrifice pour ta famille, tu sacrifie sa propre vie, tes propres objectifs et désirs pour eux, mais au final, d’un coup, si cela ne leur convient pas, ils rejettent et nient ce sacrifice en te traitant comme un ingrat.

    Des ingrats dans un monde de plus en plus parasitaire. Tu te décarcasse toute la journée et parfois, la nuit, pour eux, car tu estimes que tu le dois et que tu le peux. Mais quand arrive le moment où tu ne peux plus, même légèrement, alors leur ingratitude t’explose au visage. Une explosion qui te fait tout remettre en question.

    Une sorte de laisser-aller dans la rivière du mal-être et de la désuétude, une sorte d’avarice de soi qui te fait comprendre que rien ne compte dans ce monde que l’égoisme à l’état pur. Pourtant, ce décarcasse, tu dois aussi l’inverser, eux-mêmes se sont démenés, mais c’est inégale, une balance qui n’a rien de l’équilibre que tu attends. Tu fais pour eux et ils te rejettent et t’insultent, des années de quiétude explosées en un instant, sans aucune considération.

    Tu n’oublie pas, tu n’oubliera pas pendant les 1000 ans à venir. Eux, dans leur forme mortifère et parasitaire, la harangue a disparue dès qu’ils ont satisfait leur égoisme. L’étranger est tout aussi dangereux que l’entourage et l’entourage devient l’étranger, dans une espèce de mélasse qui ne dit pas son nom jusqu’à la fin des temps.

    C’est une époque difficile, une époque où tout le monde se croit investit d’une mission divine, où tout le monde croit avoir raison, découvert une vérité divine. La perte de la raison crée cette ingratitude. En quelques secondes, l’égoisme les a submergé en lavant tous les souvenirs qu’ils avaient, sur les nombreuses heures que tu avais passé à travailler comme un dingue, tentant par tes faibles moyens, de subvenir à leurs besoins et de leur donner un peu de bonheur.

    Mais tout disparait, dans une nature parasitaire et qui en demande toujours plus. Tout le monde veut vivre comme un riche, mais avec une mentalité de pauvre. Quel désespoir, quel stupidité et quelle impasse dans une espèce d’enfermement où toi-même, te retrouve comme le citron qui n’ a jamais rien demandé et qui se fait presser encore et encore.

     

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