Cryptomonnaie de banque centrale (CBDC), un cheval de Troie pour imposer le Cashless ?


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La Banque centrale indienne, la Reserve Bank of India (RBI)envisage la création d’une de banque centrale connue également comme la . Pour le moment, cela ne reste que des discussions informelles. Mais quand on lit entre les lignes, alors on se rend compte que la pourrait devenir une vraie saloperie. L’idée n’est pas nouvelle. Dès la première hype du Bitcoin en 2015, on a envisagé une CBDC comme un moyen alternatif qui pourrait s’adapter au Quantitative Easing.

La cryptomonnaie de Banque centrale

Pourtant, le fait que l’Inde y pense devrait soulever des soupçons. La RBI est très stricte sur les cryptomonnaies et la Cour suprême a maintenu son ban des cryptomonnaies. Pour comprendre l’intérêt d’une CBDC en Inde, il faut remonter en 2016 lorsque le gouvernement a supprimé des billets de 500 et de 1 000 roupies du jour au lendemain. Le gouvernement a avancé une justification pathétique pour supprimer les billets avec le blanchiment d’argent. Mais c’est assez idiot, car ils l’ont remplaçé par un billet de 2 000 roupies… ce qui facilite encore plus le blanchiment d’argent.

Mais l’objectif officieux était de supprimer le cash en circulation dans le pays. Même si vous avez une montagne de billets sous votre matelas, c’est le gouvernement qui décide si vous êtes riche ou non. Etant donné que ces billets étaient utilisé par 90 % de la population, cela a crée une pagaille monstre et une pauvreté sans précédent.

Depuis quelques années, le concept d’une société prend de l’ampleur. On la promeut par une meilleure sécurité et transparence. Mais le fait est que le cash reste un levier de contrôle pour les citoyens. Cela leur permet de ne pas confier toutes leurs économies à un système bancaire. Le système bancaire n’est ni mauvais, ni bon, mais sa structure et sa proximité avec le pouvoir fait qu’il peut devenir une vraie saloperie. Il suffit de voir ce qui s’est passé à Chypre.

Le forcing pour une société Cashless

Mais quel est le lien avec une cryptomonnaie de banque centrale ? La CBDC ne vient jamais toute seule. Elle a deux conséquences qui peuvent supprimer l’argent physique dans un pays. Et l’excuse avancée est ridicule. Ainsi, la Banque centrale indienne justifie l’émission d’une CBDC par le fait que l’impression des billets et des pièces coute trop cher (environ 89 millions de dollars). C’est comme si vous disiez que vous ne voulez pas de fenêtre à votre maison parce qu’elle coute trop cher à nettoyer…

La seconde conséquence d’une CBDC est qu’elle vient automatiquement avec un registre distribué ou une Bockchain. Cela signifie qu’il faudra automatiquement passer par la bancarisation pour utiliser la dans un pays. Avec le taux rachitique de bancarisation dans les pays en développement, le système bancaire utilise le prétexte de la cryptomonnaie de banque centrale pour faire avaler la pilule afin que tout le monde ait un compte bancaire, avec les risques de mainmises et de pertes de contrôle que cela implique.

Le n’est pas un simple papier

De plus, malgré l’importance faible du cash dans le système monétaire mondial (5 à 10 % au maximum), sa suppression crée un changement de paradigme monstrueux dans le pouvoir monétaire. Le solde sur votre compte bancaire est simplement une série de chiffres. Mais la présence du cash implique que ce solde est une dette de votre banque envers vous. Même si votre banque ne peut pas vous rembourser votre solde en billet de banque (peut-être parce qu’elle n’a plus suffisamment de cash), la banque centrale doit vous garantir que votre solde bancaire pourra toujours être converti par du cash.

Les choses changent avec une cryptomonnaie de banque centrale. Sans le cash, le solde de votre compte bancaire n’est plus une dette, mais uniquement la représentation de votre pouvoir d’achat. Au lieu d’une dette, votre solde bancaire serait simplement un passif dans le bilan comptable de votre banque. La seule obligation de cette dernière serait de transférer cette monnaie à une autre entité. Cela signifie que le pouvoir central de la monnaie passerait aux banques privées et non aux banques centrales.

Ce n’est pas un hasard si la (), surnommée comme la Banque des banques centrales, a publié un rapport il y a quelques mois sur les cryptomonnaies gouvernementales. Et autant dire qu’elle n’était pas chaude bouillante. La BIS sort rarement de sa caverne et donc, lorsqu’elle le fait, cela signifie un changement majeur possible dans le système monétaire mondial. Mais comme je l’ai dit, pour le moment, il n’y a rien de concret à l’horizon. Mais c’est subtil, ça se passe en coulisses, ça utilise la novlangue, mais clairement, on a des préparations pour une société mondialisée entièrement Cashless, contrôlée officiellement par des cryptomonnaies de Banque centrale, pilotées en sous-mains par des banques privées.

 

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Houssen Moshinaly

Rédacteur web depuis 2009 et journaliste scientifique. Je suis également un blogueur dans la vulgarisation scientifique et la culture.

Je m'intéresse aux cryptomonnaies et à la Blockchain depuis 2012 et par mes articles, j'espère apporter plus d'éclairage sur ce qui se passe dans ce secteur en pleine émergence.

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