Se méfier de Jeffrey Beall


Pourquoi faut-il se méfier de Jeffrey Beall et de sa liste

Jeffrey Beall est un bibliothécaire connu pour avoir publié la liste de Beall qui inclut des Pretadory Publishers dans les revues scientifiques. J’ai énormément apprécié la liste de ce mec, mais quand on regarde vraiment en détail, alors on se rend compte que ça pue la xénophobie et l’élitisme à des kilomètres.

Pourquoi faut-il se méfier de Jeffrey Beall et de sa liste

Le Predatory Publishing est une pratique abusive qui exploite l’Open Access où les auteurs paient des revues pour être publié. Le paiement concerne l’évaluation par les pairs. L’Open Access est une excellente alternative au business parasitaire et monstrueux des grosses boites comme Elsevier et Springer. Mais il y a eu des malins qui exploitent le truc. Ils acceptent l’argent des auteurs, mais il n’y aucune évaluation qui est faite sur la publi. Le résultat  est que les mecs peuvent engranger des milliers de dollars par mois pour publier simplement un PDF sur le site.

Parmi les Predatory Publishers, on a le groupe indien OMICS qui possède des dizaines de revues qui sont très douteux. Et c’est là que notre Jeffrey Beall entre en scène avec sa liste de Predatory Publisher. Même si le mec a été salué par de nombreux scientifiques, il est également très critiqué. En sachant qu’en janvier 2016, sa liste a mystérieusement disparu de la toile. Beall a indiqué qu’il avait fait l’objet de pression, mais on en reparlera.

Les principales critiques est que Jeffrey Beall juge une revue selon le Faciès. Si une revue montre un mauvais anglais ou un mauvais design, alors c’est du Predatory Publishing pour Beall. Et là, on est dans le même cas que cette abomination appelée DECODEX par Le Monde. Quelqu’un qui sanctionne tout un média pour quelques articles incorrects n’a absolument rien compris. Et Jeffrey Beall est dans le même cas. A partir de critères très vagues, le mec se met à descendre les revues les unes après les autres.

De plus, c’est un farouche opposant de l’Open Access. Et quand on lit ses papiers, alors on sent de la xénophobie à pleine puissance. Pour lui, les chercheurs, qui ne sont pas américains, sont forcément des arnaqueurs. Et après, il se lamente du politiquement correct des universités qui laissent tout passer. Et quand à la disparition de sa liste, j’ai l’impression que c’est juste un coup de Com pour faire le buzz. Car ces derniers, le mec n’hésite pas à qualifier le Predatory Publishing comme la plus grande menace depuis l’Inquisition, rien que ça. L’une de ses critiques est vraiment absurde. Ainsi dans ses critères, il estime que la maitrise de l’anglais est un must pour une revue scientifique. Un papier scientifique doit avoir un anglais irréprochable… Donc, Donald Trump est un grand scientifique puisqu’il maitrise l’anglais. Même si l’anglais est prédominante dans la publication, ce n’est pas une règle gravée dans le marbre puisqu’il y a énormément de revues française par exemple.

Et la seconde critique contre Jeffrey Beall est qu’il critique très rarement les revues scientifiques derrière un mur payant alors que ce sont elles qui sont les vrais prédateurs des connaissances scientifiques. Donc même si la liste de Beall peut être une piste pour étudier le Predatory Publishing, qui existe réellement, ce n’est surement pas les 10 commandements qui permettront de nettoyer la publication scientifique. On a également le Publish and Perish qu’on répète souvent comme un mantra, mais sans comprendre comme d’habitude qu’il y a toujours des nuances qu’on doit avoir.

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