Fibre optique : croissance phénoménale

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La fibre optique connait une croissance exponentielle et l’ADSL sera bientôt aussi obsolète que le modem 56K. Mais la répartition reste très inégalitaire sans oublier que le développement du très haut débit ne signifie pas que le reste est aussi positif. La suppression de la neutralité du net, du vote massif de lois liberticides et de la censure administrative montrent que le très haut débit offre une liberté apparente alors que les coulisses sont toujours contrôlés par quelques entités proches des multi-nationales et des gouvernements.


 

 

Le moment est peut-être historique. « Pour la première fois le nombre d’abonnements haut débit (-de 30 Mbps) est en recul de 290.000 sur un trimestre », constate l’Arcep dans son observatoire du très haut débit. Les résultats du dernier trimestre de l’année 2014 (T4), livrés le 5 mars, confirment en tout cas la tendance fortement haussière du très haut débit. Le déploiement du FttH enregistre en effet un record, avec l’arrivée de 424.000 nouveaux logements éligibles. Si le rythme devait se maintenir à ce niveau, la production annuelle se situerait alors à 1,7 million de logements, ce qui la rapprocherait de sa vitesse de croisière. Certes, l’optimum généralement admis de 2,5 millions de logements éligibles annuels demande encore des efforts supplémentaires, mais, pour l’heure, l’emballement des indicateurs est plutôt rassurant. Traditionnellement, l’amont, c’est-à-dire le marché de gros, envoie les premiers signaux. Et dans le cas présent, ils sont tous au vert !

1,5 million de logements supplémentaires… sur un trimestre

L’accès aux infrastructures de génie civil d’Orange passe de 16.839 km à 18.469 km loués à Orange par les opérateurs alternatifs, soit 1.600 km de plus que le trimestre précédent et une progression annuelle de 40%. Plus significatif encore, l’éligibilité des logements, toutes technologies confondues, progresse de 1,5 million d’unités sur un trimestre, passant de 11,8 millions à 13,3 millions (1). Dans cet ensemble, le VDSL2 incarne la résistance du cuivre avec plus de 2 millions de logements supplémentaires sur un seul trimestre (4,90 millions contre 2,82). Le FttH représente plutôt l’esprit de conquête en franchissant la barre des 4 millions de logements raccordables (+12% sur le trimestre et 37% sur 2014), tandis que les réseaux câblés très haut débit campent sur leur base établie (8,7 millions de logements) avec une légère embellie de 70.000 unités supplémentaires. Sur les réseaux FttH, la mutualisation bénéficie aussi de la croissance : en hausse sensible, elle touche désormais 2,54 millions de logements (63% du parc FttH) avec au moins deux opérateurs en mesure de commercialiser des offres.

Les RIP pèsent 10% des logements éligibles (hors Hauts-de-Seine)

On notera que l’ensemble de ces mouvements concernent pour une bonne part les zones denses urbaines. Que se passe-t-il dans les autres, c’est-à-dire dans le péri-urbain et sur la zone publique ? Les réseaux câblés très haut débit situés dans la zone moins dense représentent environ 40% du parc installé (3,4 millions de logements). Quant au FttH hors zone dense, 1,182 million de logements sont désormais éligibles, dont 762.000 logements en zone AMII (65%) et 420.000 logements dans les RIP. Le poids des RIP demeure encore relativement faible même si la progression devient régulière. En outre, il convient de bien distinguer les RIP en zone moins dense de ceux (peu nombreux) qui se situent en zone dense ou qui y font des incursions. Exemple : si on retient l’ensemble des logements éligibles en zone publique, on obtient 624.000 unités, ce qui a priori représente un stock plutôt significatif. Toutefois, il faut se rappeler que le RIP du département des Hauts-de-Seine, dont le territoire est intégralement classé en zone dense, représente à lui seul un tiers des logements raccordables du secteur public (environ 200.000). Aussi, dans la zone moins dense, la part des RIP, pour la  France entière, ne représente bien que les deux autres tiers, ce qui demeure faible.

Le cuivre s’active de plus belle

Les réseaux cuivre se portent bien également puisque le parc total des accès achetés sur le marché de gros à Orange, qui s’élevait à 13,45 millions, s’accroît de 525.000 accès supplémentaires sur un an. L’offre de montée en débit d’Orange (PRM) se poursuit avec la mise en service de 111 nouveaux NRA Med, ce qui porte leur total à 431 unités en service, couvrant 127.000 lignes (+25% sur le trimestre). Par ailleurs, 1.151 NRA Med sont toujours en cours de réalisation dans 46 départements. Avec 8.728 NRA dégroupés (contre 8.423 en T3), 91,4% de la population bénéficie désormais des services liés au dégroupage.

Abonnés FttH devant ceux du câble

Sur le marché de détail, le nombre d’abonnements internet à haut et très haut débit atteint 26 millions contre 25,7 soit 305.000 nouveaux abonnés sur le trimestre et un million sur l’année 2014. Les abonnés du très haut débit commencent à émerger avec 3,1 millions d’abonnés estimés sur le trimestre (600.000 de plus qu’en T3 et 50% de progression sur l’année). L’examen dans le détail confirme la part importante du VDSL2 tandis que le FttH, avec 935.000 abonnés, pèse un peu plus de 20% dans cette croissance (+135.000 en T4 et 67% en 2014). Pour sa part, le très haut débit câble est nettement moins dynamique au regard de l’importance de son parc installé puisqu’il se situe à 885.000 abonnés (+35.000 sur le trimestre) et ne progresse que de 16% sur l’année.

Un taux de pénétration à 23%

Le nombre d’abonnés au très haut débit représente désormais 23% du nombre total des logements éligibles, soit deux points de plus au cours du trimestre. C’est ainsi que les premiers effets de baisse des abonnés cuivre se font sentir puisqu’on passe de 23,16 millions d’abonnés à 22,87 millions pour ce dernier trimestre. On le voit, les courbes hésitent encore, mais amorcent leur inversion ; ce qui est bien le signe d’un effet de vases communicants. L’année 2015 s’annonce plutôt favorable, avec un réseau de cuivre qui commence à marquer le pas pour ses parties les moins performantes et un réseau fibre qui élargit son influence. Mais les trimestres suivants diront s’il s’agit d’une simple flambée conjoncturelle ou d’une tendance de fond, durable.

Attention, les logements éligibles au très haut débit peuvent bénéficier de plusieurs accès au très haut débit mais ne sont comptabilisés qu’une fois, ce qui explique un décalage si l’on effectue la somme des logements raccordables par technologie.

 

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