Pourquoi je n’ai pas peur des robots-journalistes ?

robot-journaliste

On nous avait annoncé qu’un emploi sur trois sera effectué par des robots en 2025. Après les opérations financières gérées par des machines, et l’automatisation par exemple des caisses de votre supermarché, les robots sont désormais capables d’écrire des articles. Un article du Monde rapporte que l’agence de presse américaine (Associated Press) utilise déjà des robots pour rédiger des bilans d’entreprise. Les courts articles de cette rubrique – c’est aussi le cas des articles boursiers du magazine Forbes – sont écrits par un logiciel à l’aide d’informations générées par un algorithme.

Pourquoi aura-t-on toujours besoin de journalistes ?

Même si ce genre de nouvelle est de celles qui font un peu peur, qu’on se le dise, le métier de journaliste ne va pas disparaître. Prenons un exemple simple : rédiger un article sur les robots-journalistes avec un sondage.

Le robot-journaliste travaille grâce à un algorithme, analysant des bases de données précises, notamment dans le domaine financier, comme à l’Associated Press. On les utilise pour ce genre de dépêches, parce que c’est un travail fastidieux pour les journalistes : compiler les nombreux autres bilans d’entreprise, manier toutes les informations chiffrées depuis la création de l’entreprise, et tout cela le plus rapidement possible pour coller à l’actualité. Le robot fait cela beaucoup plus rapidement qu’un humain. Tant mieux : c’est le genre d’articles que je n’aimerais pas écrire !

En ce qui concerne notre article, il est évidemment possible de programmer un logiciel pour qu’un robot-journaliste écrive sur les robots-journalistes, il trouvera tous les chiffres et les faits dont il a besoin pour sa dépêche. Elle répondra au Quoi-Qui-Où-Quand et ressemblera à ça : « Les robots-journalistes sont utilisés depuis le lundi 21 juillet 2014 par l’agence de presse américaine pour rédiger les bilans de certaines entreprises, comme Hasbro ou General Electric. Le logiciel Automated Insights a rédigé plus de 300 articles jusqu’à aujourd’hui. Le chercheur Kris Hammond de l’université de Northwestern estime à 90 % le nombre d’articles écrits par des robots d’ici à 2025. »

On est d’accord, c’est du bon boulot. Ce que ne peuvent pas encore faire les robots par contre, c’est rendre le texte moins brut, faire preuve d’ironie ou de recul : le rendre agréable à lire. Si ces données peuvent certes évoluer, en revanche il sera toujours impossible pour les robots de créer un lien – qu’un être humain peut faire – entre des informations étrangères. Par exemple, la comparaison entre les robots-journalistes et Aldous Huxley. Si vous créez un sondage du type SurveyMonkey, un robot pourra bien sûr l’analyser, mais il pourra difficilement l’extraire de son contexte et en tirer les leçons à suivre ou les nouvelles mesures à prendre. Il lui est également impossible de créer du storytelling – technique particulièrement appréciée dans le milieu de la rédaction.

    Pour vous les robots-journalistes sont :

  • un cauchemar tout droit sorti d’un roman de science-fiction
  • une bonne idée s’ils font le travail que vous n’aimez pas et qu’ils sont aussi drôles qu’R2D2.

 

Article écrit par Antoine.

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