Comment le Gamergate s'est transformé dans une nouvelle ère de violence sur le web

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Le Gamergate continue d’évoluer depuis son apparition même si aujourd’hui, c’est devenu un terme généraliste pour dénoncer toutes les pratiques de merde dans les jeux vidéos et même dans les réseaux sociaux. Le Gamergate est parti à la suite de l’affaire de Zoe Quinn, cette développeuse qui a subie une cabale de la part de membres de 4chan sur de prétendus allégations concernant un jeu vidéo qu’elle avait sorti.

Ainsi, son ex-petit ami, Eron Gjoni, l’a accusé de coucher avec un journaliste du site Kotaku pour proumouvoir son jeu. Par la suite, Zoe Quinn n’a cessé de subir des harcèlements sur les réseaux sociaux et sur des plateformes telles que Reddit.

Mais ce n’est pas tout. Dès qu’une personne prenait la défense de Zoe Quinn, on s’empressait de la harceler à son tour. Anita Sarkeesian, une militante féministe, qui avait pris parti pour cette cause a dû annuler une de ses conférences dans une université de l’Utah, parce que les autorités ont reçus des menaces de tuerie en masse et d’attentat à la bombe. Brianna Wu, une autre développeuse plaidant pour la cause féministe, a dû partir de chez elle à cause des menaces de violence.

Le fait de dire qu’il y a du sexisme et du machisme dans les jeux vidéos est un euphémisme, mais cela montre également un choc de cultures entre une minorité qui a l’habitude d’avoir toujours raison.

Une minorité raciste et mysogyne qui est soudainement confronté à une culture de la société moderne où les femmes ont une place égale dans tous les secteurs. Si l’inégalité reste croissante dans de nombreux secteurs, elle frise la démence dans les jeux vidéos. En plus du sexisme systématique, on a également la connivence des magazines de jeux vidéos à fricoter avec les éditeurs et à censurer tout affaire qui pourrait ternir leur business de merde.

Ainsi, nous avions rapporté le fait que des journalistes de plusieurs grands sites de jeux vidéos se réunissaient dans un groupe privé et ils avaient décidés de censurer l’ensemble de l’affaire de Zoe Quinn. On a également des accusations de corruption, de trafic d’influence que ce soit dans la communauté des gamers, mais également des vidéastes et des journalistes.

Une communauté avec une mentalité de fondamentaliste

Une grande majorité de la communauté des gamers estiment toujours que les jeux vidéos sont l’apanage des hommes. Que seule la virile gente masculine peut jouer à des jeux vidéos. Cette manière de penser n’est même pas du sexisme, car elle relève plus du fondamentalisme qui est une vision aussi étriquée que ce qu’ils ont entre les jambes.

Le Gamergate a évolué à tel point que même des politiciens américains de droite commencent à s’intéresser au sujet en déclarant que s’attaquer au sexisme du jeu vidéo revient à attaquer à la liberté fondamentale du joueur et d’être américain. Ainsi, on retrouve des réthoriques proches de celles qui sont mise en avant quand on parle de la régulation des armes à feu aux Etats-Unis.

Même si le phénomène de Gamergate est présent aux Etats-Unis, il est assez navrant de constater qu’il n’y a eu aucune couverture digne de ce nom par les médias spécialisés francophones. Les seules couvertures étaient juste pour couvrir la surface, mais pas un de ces médias n’a pris la défense de Zoe Quinn ou des personnes qui ont étés touchés par des harcèlements divers. En fait, la totalité des commentaires sur Gamergate sur les sites spécialisés ont pris la défense des personnes responsables de ces harcèlements sexuels.

Au final, on remarque que la communauté du jeu vidéo se cache derrière une énorme hypocrisie et une malhonnêteté qui bat tous les records. D’un coté, on nous vante à longueur de journée que cette communauté est en avance en terme d’ouverture d’esprit par rapport à d’autres médias, mais la mentalité laisse plutôt à penser que ces hommes sont encore à l’âge des cavernes et où les femmes étaient considérés comme de simples objets.

Malheureusement, que ces insectes nuisibles le veuillent ou non, le jeu vidéo a conquis le monde entier dans tous les niveaux de sa population. En Angleterre, il y a plus de femmes qui jouent que les hommes et cela augmente de manière similaire dans tous les pays.

Le Gamergate n’est que le visage dégueulasse de la vraie place des femmes dans la culture contemporaine.

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