Facebook manipule constamment le comportement de ses utilisateurs

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Il y a quelques semaines, Facebook a été accusé d’avoir lancé des tests psychologiques sur ses utilisateurs sans leur consentement. L’étude a été publié dans des revues scientifiques qui est passée inaperçues, mais par la suite, des médias ont compris qu’il y avait un scoop dans l’air et ils sont précipités sur la nouvelle.

Facebook et les scientifiques ont tentés de minimiser l’impact en disant qu’une telle expérience ne doit pas être connue des participants afin de ne pas biaiser les résultats.

Le problème est qu’un ancien employé du Labs de Facebook, Andrew Ledvina, a déclaré au Wall Street Journal, que Facebook menait constamment ce type d’expérience. La première qui a été publiée concernait le comportement des utilisateurs face à certains types de contenu.

En publiant du contenu positif, Facebook pouvait prédire le comportement plus ou moins réceptif des utilisateurs. Et il est évident que cela possède un énorme potentiel dans le marketing de merde et la publicité.

Si on peut manipuler mentalement les utilisateurs face à certains types de messages, alors Facebook peut promouvoir délibérément un contenu qui va inciter à la consommation ou au clic de la publicité.

Mais Facebook n’est pas le seul à faire de la manipulation mentale. Google avait utilisé 41 couleurs différents pour ses barres d’outils pour voir celles qui étaient mieux perçues chez les utilisateurs. A l’avènement du Big Data, les utilisateurs ne sont plus des produits, mais des rats de laboratoire qu’on fait tourner dans un labyrinthe parsemé de publicités et de produits qu’il doit acheter au péril de sa vie. Et étant donné qu’il n’existe pas de bouton Effacer sur internet, on peut craindre une violation intégrale de sa vie privée.

Pour illustrer cet exemple, on peut citer le cas de Mario Costeja González. Vous ne le connaissez pas ? Et pourquoi, c’est son cas qui est l’origine du Droit à l’oubli imposé par l’Union Européenne à Google. En 1998, cet espagnol s’est retrouvé dans une grande difficulté financière et il a dû mettre sa maison en vente pour rembourser ses dettes. Il a publié l’annonce de vente dans le journal La Vanguardia.

Des années plus tard, le journal décide de numériser ses archives papier et l’annonce s’est retrouvé dans les résultats de Google. De ce fait, si on tapait le nom de Mario Costeja González, on se retrouvait avec une information qui incitait à penser que l’homme était criblé de dette.

Mario s’est battu pour qu’on enlève son nom des résultats et il a fallu des années pour qu’il y a arrive et qu’on impose le droit à l’oubli à Google. Et tout ça parce qu’il avait publié une seule annonce dans un journal en papier. Alors imaginez la quantité phénoménale d’informations qu’on laisse sur Twitter, Facebook, Google ou Youtube.

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